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Peu de personnes comprennent que c'est un délit d'acheter un joli oiseau exotique, par exemple, et de l'enfermer loin de son habitat naturel, alors que son espèce est en voie de disparition et protégée par des lois internationales. Ce trafic d'animaux exotiques a des effets dévastateurs. Sur 10 animaux capturés dans leur milieu naturel, 1 seul survit. Les trafiquants de bêtes sauvages à travers le monde ramassent 20 milliards de dollars par an. L'Amérique du sud vient de lancer un réseau international pour éliminer ce commerce illégal. Ces contrebandes sont liées souvent au commerce de la drogue ; elles sont attirées par l'extraordinaire diversité de la faune et de la flore des pays de l'Amérique du sud. Les principaux fournisseurs sont les pays en voie de développement. La demande vient des pays industrialisés. " Il est nécessaire que ces pays réduisent leur consommation d'animaux exotiques ", s'exclame le ministre brésilien de l'environnement. 208 espèces locales risquent l'extinction. L'industrie pharmaceutique participe à ce pillage en achetant à bas prix des espèces rares venimeuses, araignées ou serpents, pour les sortir du pays. Cette bio-piraterie alimente la production de médicaments dans les pays du Nord. C'est un secteur très lucratif. Le commerce international de peau, de plumes, et d'organes, frappe aussi les espèces en danger. Un tableau composé d'ailes de papillons peut coûter 3000 dollars. Plus l'animal est rare, plus il est cher. Plus il est cher, plus il est convoité par les contrebandiers, donc promis à une rapide extinction.
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