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Demandez et signez la pétition contre l'expérimentation sur des animaux autres que des rongeurs! N'en déplaise à nous, protecteurs des animaux, la Feuille des avis officiels nous apprend qu'une animalerie va être construite à l'École polytechnique fédérale de Lausanne pour les besoins de la recherche scientifique. Il s'agit d'une seconde animalerie " centrale " sur le site de Dorigny ; la première est celle de l 'Université de Lausanne qui va coûter 18 millions et on pourra y loger 50'000 rongeurs, principalement des souris et des rats. Ces deux animaleries vont se trouver à quelques centaines de mètres l'une de l'autre. On nous avait dis que ces animaleries ne serviraient qu'à centraliser les élevages d'animaux d'expériences, dispersés jusqu'ici dans les différentes facultés ; le regroupement des animaleries contribuerait à une meilleure surveillance par la commission cantonale et à des soins meilleurs par du personnel spécialisé. Mais il n'en est rien ; les animaleries dites de proximité seront maintenues. Il s'agit bien d'une augmentation du nombre des animaux dans les deux animaleries ; celle de l'Université et celle de l'EPFL qu'on dit non concurrentes, mais complémentaires. De plus, les deux animaleries de Genève qui regroupent 12'000 animaux d'expériences à la Faculté de médecine et 8'000 à la Faculté des sciences, donc en tout 20'000 animaux couvrent les deux tiers des besoins seulement. Genève aura donc recours aux animaleries de Dorigny pour se pourvoir en animaux d'expériences. Cette augmentation du nombre des animaux d'expériences est due aux recherches génétiques. Seul 1% des souris manipulées sont des souris transgéniques qui peuvent être utilisées à la recherche sur les maladies génétiques, comme le diabète et certaines affections du système nerveux chez les humains. 99% sont des animaux ratés au point de vue expérimental, des rebuts. Toutes les initiatives populaires fédérales ou cantonales pour supprimer ou restreindre les expériences sur les animaux ont été repoussées en votation populaire à une majorité de 56% à 75%. L'initiative de la Protection suisse des animaux, la dernière en date, qui demandait une restriction sévère des animaux d'expériences a été repoussée en votation populaire en 1998 par 3 contre 1 des votants. Conséquence directe de ces refus populaires : création d'animaleries nouvelles, avec un nombre jamais vu d'animaux. Alimentée par le Fonds national suisse de la recherche, par des fondations privées, par des subsides de l'Etat, la recherche progresse au détriment des animaux. La " théorie des 3 R ", base de l'activité des protecteurs des animaux dans ce domaine, qui consiste à Réduire le nombre d'animaux d'expériences, à Remplacer l'expérimentation animale par des méthodes alternatives, à Réformer les méthodes d'expérimentation n'est donc plus appliquée par les chercheurs. La protection des animaux ne peut compter que sur la Commission cantonale de surveillance des expériences sur les animaux et sur les autorisations cantonales auxquelles tout projet d'expérimentation doit être soumis. Ce sont les deux seuls freins possibles à cette orgie d'animaux utilisés, que l'on dénombre par dizaines de mille, voire centaines de mille. Il ne s'agit " que de souris " diront certains ; sont-elles moins sensibles à la douleur des traitements qu'elles subissent ? Transformer leur patrimoine génétique, c'est transformer leur morphologie, leur pathologie, leur comportement, ce qui n'est guère pris en considération par les chercheurs scientifiques. Si les sommes gigantesques investies dans la recherche étaient utilisées pour la prévention des maladies, on n'en serait pas là. Mais cette prévention n'est pas rentable. La médecine s'occupent des malades, et non des bien portants ; elle n'enseigne pas, ou insuffisamment, comment se comporter, se nourrir, pour rester en bonne santé. Cette situation tragique pour le monde animal est manifestement voulue par la majorité de notre population. Tant que les gens voudront des médicaments, des vaccins, des opérations chirurgicales de pointe, des transplantations, un style de vie contraire à la nature, vivre le plus longtemps possible, il y aura de l'expérimentation animale ! Les méthodes alternatives ne peuvent suppléer entièrement à l'expérimentation animale ; elles sont difficilement validées et peu utilisées parce qu'elles sont plus onéreuses dans la plupart des cas… pas dans tous heureusement, et c'est ce qui nous fait encore espérer en un avenir moins cruel envers les animaux.
Dans sa dernière édition du "Courrier des Bêtes", la SVPA a lancé une pétition au Conseil d'Etat du canton de Vaud.
Considérant que, selon l'art. 13 de la loi fédérale sur la protection des animaux, les expériences sur les animaux doivent être limitées à l'indispensable,
Considérant que le projet de deux animaleries sur le même site est non seulement une aberration au point de vue financier, mais constitue surtout une augmentation insensée du nombre des animaux,
Nous demandons aux citoyennes et citoyens suisses de s'opposer à la démesure de ces projets et d'interdire toute expérimentation sur des animaux autres que des rongeurs.
Les listes de signatures peuvent être demandées par internet à svpa@span.ch, par téléphone au 021/784 8000 ou par écrit au Centre SVPA, Sainte-Catherine, 1000 Lausanne 25.
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