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Si personne ne nourrissait les pigeons des villes… ils ne mourraient pas de faim mais iraient en grand nombre chercher leur nourriture ailleurs, en campagne. Si personne ne nourrissait les pigeons des villes… il y en aurait moins en ville et davantage en campagne.
Si personne ne nourrissait les pigeons des villes… il ne serait pas nécessaire d’en capturer sur plainte, pour les euthanasier, afin d’en limiter le nombre (1428 capturés en 1999 à Lausanne). Si personne ne nourrissait les pigeons des villes… le service de la voirie ne serait pas obligé de ramasser des kilos de grains de maïs distribués illégalement (1760 kg en 1999 à Lausanne). Si personne ne nourrissait les pigeons des villes… ils iraient faire leur nid ailleurs, et non sur des rebords de fenêtres. Si personne ne nourrissait les pigeons des villes… les municipalités seraient quitte d’entretenir à grands frais des pigeonniers pour contrôler la reproduction des pigeons. Si personne ne nourrissait les pigeons des villes… on aurait encore suffisamment de pigeons en ville, qui seraient un ornement et non une nuisance. Si personne ne nourrissait les pigeons des villes… on verrait d’autres espèces d’oiseaux agrémenter les parcs et les promenades, sans qu’il y ait de souillures ni de dégâts.
Si personne ne nourrissait les pigeons des villes… on serait dispensé d’installer des dispositifs anti-pigeons en ville, sur les fenêtres, les toits, les volets.
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