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Chien à la chaîne = sentinelle sans relève L’initiative de la Protection suisse des animaux PSA, qui a été examinée par le Conseil national, demande l’interdiction de détenir les chiens à la chaîne. En effet, l’Autriche vient de prendre une mesure semblable. Les chiens ne peuvent, en aucun cas, même provisoirement, être détenus à la chaîne ou à une autre forme d’attache. L’Allemagne est devenue très restrictive à l’égard du même problème en exigeant des sorties en liberté plusieurs fois par jour. La France interdit l’attache permanente des chiens. L’Angleterre réglemente la détention des chiens à l’attache. En Suisse, les textes de loi sont ambigus ; d’une part, il est interdit de détenir en permanence un animal à l’attache, d’autre part la loi n’interdit pas de maintenir les chiens à la chaîne mais à la condition qu’ils puissent se déplacer sur une surface d’au moins 20 m2, qu’ils ne soient pas attachés au moyen d’un collier étrangleur et qu’ils disposent d’un abri. Il est prouvé que la détention à la chaîne exerce une forte influence négative sur le physique et le psychisme du chien. Lorsque le chien enchaîné s’élance ou court, sa colonne vertébrale subit des dégâts. Par des va-et-vient au bout d’une chaîne, tout l’appareil locomoteur est mis à contribution d’une façon inégale et les articulations en souffrent. Le manque de mouvement peu provoquer de l’atrophie musculaire. De plus, en temps normal, le chien doit avoir deux territoires bien séparés ; l’un où il se repose et dort, l’autre où il fait ses besoins et contrôle l’intrusion de ses congénères. Ces deux territoires ne sont pas nettement délimités lorsque le chien est à la chaîne sur 20m2. Un chien normal ne souille pas l’endroit où il dort et séjourne. Le chien à la chaîne considère qu’il est en punition ; c’est pour lui un esclavage. Le chien, au début de sa détention, se dresse sur ses pattes de derrière, tendant celles de devant vers les gens qui passent comme pour supplier qu’on le délivre d’une punition imméritée. Ensuite, il reste dans un coin, démoralisé ; enfin, il manifeste sa révolte contre les hommes qui le condamnent à un triste sort ; il devient hargneux ; c’est alors que certains pensent que le chien est devenu bon gardien. Quelle hérésie ! Une communication normale avec ses congénères et avec les gens est totalement impossible lorsque le chien est à la chaîne. Son bien-être est troublé ; ces troubles se manifestent par des symptômes : il se lèche certaines parties du corps jusqu’à ce que des blessures en résultent (par exemple aux pattes), il se suce les flancs, il tourne en rond, il court après sa queue, il saute contre des parois d’une façon excessive ; il se met à hurler ; il devient fortement agressif ; son pelage est mat et ébouriffé ; il peut même s’automutiler. Tout cela prouve que la détention à la chaîne est contraire aux principes mêmes de la protection des animaux. Le chien doit avoir constamment des contacts sociaux avec son détenteur et avec ses congénères. La détention à la chaîne empêche les contacts. La chaîne doit être remplacée par les liens d’affection entre le chien et son maître ; le chien recherche son maître ; il n’est pas besoin de l’enchaîner pour qu’il reste dans les environs de son maître. Les remarques que les détenteurs de chiens à la chaîne donnent comme explication ou comme excuse sont la preuve qu’ils ne devraient jamais avoir un chien :
Il faut au chien des contacts sociaux, du mouvement, des distractions, ce que la chaîne ne peut lui accorder. La Protection suisse des animaux PSA demande que la détention à la chaîne soit interdite, conformément à l’exemple autrichien et des pays civilisés. Le chien est un animal intelligent et fidèle ; il doit être le compagnon de l’homme et non son esclave.
Le chien
à la chaîne
considère qu’il est en punition ;
c’est pour lui
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