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Les architectes, lors de la construction d’un immeuble, devraient savoir que les corniches ne doivent pas être plus larges que 6 cm et avoir une pente de plus de 45° ; ce sont les bonnes dimensions pour que les pigeons ne puissent pas se percher ni construire un nid ; les façades resteraient ainsi propres. Tous les systèmes doivent correspondre aux exigences de la législation sur la Protection des animaux, à savoir que personne ne doit d’une façon injustifiée, imposer aux animaux des douleurs, des maux ou des dommages ni les mettre en état d’anxiété. C’est la raison pour laquelle les pièges sont interdits. Il faut donc trouver des expédients qui éloignent les pigeons sans leur faire de mal. Comment agissent ces systèmes, comment les pigeons réagissent-ils, comme éviter que les pigeons n’en souffrent, tel est le sujet de cette étude.
Les pigeons se perchent sur les corniches de plus de 6 cm de largeur pour y trouver une place soit pour s’y reposer, soit pour dormir, soit pour bâtir un nid. Lorsqu’on installe des dispositifs anti-pigeons, les pigeons chercheront à y revenir avec opiniâtreté. Nicher est une pulsion plus forte que celle de se reposer ou de dormir.
Parmi les dispositifs mécaniques, on distingue d’abord les piques aiguisées ou pointues, disposées verticalement en rangées ou en groupes. Ces piques blessent les pigeons et sont même dangereuses pour les personnes qui les installent. Il en est de même pour les systèmes à lames pointues aiguisées ainsi que pour celles en forme de griffes ; elles sont à proscrire.
D’autres systèmes sont constitués par des lames en matière plastique de 10 cm de haut, de 2 cm de large, pointues, transparentes, collées ou vissées sur un rebord de façade, avec renforcement métallique émoussé ; si le pigeon essaie de se poser sur ces pointes, il ne se blesse pas mais il est repoussé. Ces piques n’ont pas un effet visuel sur les pigeons ; ils essaient de se poser durant deux heures après le montage puis abandonnent leurs tentatives.
Les piques en acier inoxydable disposées en quinconce à 5 cm de distance ont une base en matière plastique. Ces pointes émoussées ne peuvent blesser les pigeons. Ceux-ci cherchent à les écarter, mais n’y parviennent pas.
Les systèmes “ hérisson ” sont composés d’éléments en acier inoxydable de 2 mm d’épaisseur et de 11 cm de hauteur, disposés à 5 cm d’une pointe à l’autre ; elles sont fixées à un support tous les 2,5 cm. Vu que les pointes sont émoussées, les pigeons ne peuvent se blesser.
On protège les rebords des façades et les toits en installant des fils de fer tendus à différentes hauteur. Un pigeon qui essaie de se poser perd l’équilibre et est ainsi repoussé par le fil de fer. Ce système ne blesse pas le pigeon ; il est presque invisible ; il a un bon effet dissuasif sur les pigeons. En tendant un fil à 5 cm au dessus du rebord, on évite que les pigeons ne puissent y accéder par dessous.
Les dispositifs électriques consistent en une batterie et en une plaque profilée en triangle posée sur la tablette de fenêtre ou sur un rebord de façade. Lorsque le pigeons se pose sur la plaque, il reçoit une décharge électrique, ce qui fait que les doigts se contractent et que le pigeon ne peut se poser et doit reprendre son vol. Cette décharge électrique peut être douloureuse pour le pigeon ; il est difficile de préciser dans quelle mesure ; en effet, le passage du courant dépend de l’épaisseur de l’épiderme corné des pattes et de l’humidité. Ce système n’est pas dissuasif. Lorsqu’on ôte le courant, les pigeons reviennent se poser sur le rebord quelques heures plus tard. Même pendant le passage du courant, les pigeons s’y posent en levant une patte.
Les systèmes chimiques : ils consistent à répandre un produit dégageant une odeur répulsive pour les pigeons ou à créer une surface glissante pour les pigeons. Les substances aromatiques répulsives pour les chiens et les chats ont toutes été essayées sans résultat. Les pigeons ne les remarquent pas ou bien l’effet olfactif est nul.
Les gels sont à bannir, vu qu’ils collent au plumage et empêchent le pigeon de voler ; il en est de même pour d’autres oiseaux. Ils sont particulièrement dangereux vu qu’ils restent gluants durant 6 mois ; ensuite, ils se couvrent d’insectes (de mouches) et de poussière et deviennent inactifs. Précisons qu’il ne s’agit pas de la glu pour retenir captifs les oiseaux, qui est interdite.
Les systèmes visuels : des ballons de différentes couleurs, surtout rouges, sont fixés sur des corniches, des tablettes de fenêtre, des volets. L’effet est dissuasif ; les pigeons sont sensibles aux mouvements des ballons oscillant à l’air et ne se posent pas à ces endroits.
Les systèmes à distance : les cris d’alarme ont une action momentanée ; les pigeons s’y habituent rapidement. Les perturbations du champ magnétique sont sans succès ; on espérait que les pigeons, qui utilisent le champ magnétique pour se diriger, seraient perturbés lorsqu’il y a modification du champ magnétique : aucun succès. Les ultrasons sont également sans succès, de même les moyens optiques (faisceaux lumineux dirigés sur des endroits où se perchent les pigeons).
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